Invitation à la conférence: Drogues de synthèse et Internet: THE NEW ILLEGAL HIGHS

Modus Vivendi et Liaison Antiprohibitionniste présentent :

Drogues de synthèse et internet : THE NEW ILLEGAL HIGHS

Jeudi 5 juin 2014 de 14:00 pm à 01:00 am à Bruxelles

Entrée : Prix libre

Infos : Liaison Antiprohibitionniste – 02 2304507 ou www.laliaison.org

Inscriptions souhaitées avant le 31/05/14 à l.a@skynet.be, en indiquant : nom, prénom et le nombre éventuel de sandwichs à prévoir en soirée

 

Afin d’entamer une réflexion sur la consommation des nouvelles drogues de synthèse disponibles sur internet, Liaison Antiprohibitionniste et Modus Vivendi organisent un événement intitulé : « The New Illegal Highs ». Celui-ci comprend une après-midi d’étude et une soirée consacrées à cette thématique. Ces drogues sont illégales en Belgique, cf. la loi du 07 février 2014 visant la prohibition de ces substances sur la base d’une classification générique. Dans la mesure où  la nouvelle loi vise toutes substances dont les structures chimiques se rapprocheraient d’une des molécules génériques reprises dans le tableau des stupéfiants elle consacre une forme de prohibition prédictive. Cette nouvelle orientation, unique à ce jour dans le monde, introduit un nouveau concept juridique qui n’est pas sans soulever une série de questions : Le citoyen est-il compétent pour déterminer la structure chimique d’un produit  qu’il peut par exemple acheter facilement sur internet ? Quelle efficacité aura-t-elle dans un contexte où le « Deep Net » et le « Dark Web » permettent déjà d’accéder à un tas de produits et de services illégaux ? Etc.

En termes de santé publique le développement du commerce de ces drogues pose aussi bon nombres de questions : Comment intervenir sur des consommations de produits en constantes évolutions, dont les effets sont peu connus ? Comment appréhender un phénomène qui échappe en grande partie aux dispositifs classiques d’intervention et d’identification ? Un nouveau profil de consommateur est apparu, il est actif dans le cyberespace mais il est  très peu visible en dehors de celui-ci et donc très peu enclin à entrer en contact réel avec des intervenants en toxicomanies. Comment le toucher ?

Autant de questions justifiant une réflexion en profondeur sur les moyens d’adapter les stratégies actuellement mises en œuvre dans le champ des assuétudes à la réalité de ces nouveaux modes de consommation. Tout est à faire dans ce domaine, nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère dont l’évolution est fulgurante et dépasse l’état des connaissances actuelles. Il importe de s’y attarder au risque de creuser le fossé entre les besoins d’une population et les services existants.

ProgrammeAffiche de la conférence